Publié le 16/03/2008 à 12:00 par lechatnoirbohemien
Le vent du Nord
La poésie m'échappe,
comme cet oiseaux seul dans le ciel,
comme ces voiliers s'éloignant du port sous la nuit étoilé,
comme la feuille d'automne dérobé par le vent du Nord,
comme ce sourire au coin d'une rue morne,
comme les vagues de l'océan emporté par le courant,
comme cette plume escaladant le souffle des contrés en dansant,
comme ce chat aux allures d'acrobate parmi les branches d'un arbre,
comme ces doigts éfilés et chaud à la peau enchanteresse de l'amour,
comme ce parfum lointain de ces fôrets qui me hante le jour,
comme ces vieilles chansons qui traverse le temps sur chaque rides,
comme le regard du mendiant dont l'iris pourrait avaler l'infini,
comme mon coeur alangui et son roulement de tambour au son âpre,
comme ces soirs où le cannon tonne et où le souvenir frappe,
comme ces mots qui descendes les rivières et les baisers si frêle,
comme ces naissances lointaines au bout des mers,
comme le crie du corbeau perché et guettant la morts à venir,
comme l'alzarade du remord dans mon esprit,
comme ces nuages se pointant dans l'azur tel des vaisseaux éphémère,
comme le jour et la nuit liés comme deux amants soudés par le fer,
comme un vers concis, rampant dans un coeur aussi dur que du cuir, converti au chant des poètes,
comme des cordes tendu par le chagrin et joué par le marin,
comme ces heures perdues, dans les nuages de mon esprit où danse la belle que je me suis tant éppri,
comme l'infini accrochés aux étoiles, au dehors, là où le sommeil navigue dans la nuit,
comme la lune luisante aux frontières du soir,
là où plus jamais l'oiseaux rare ne passera . . .
Anthony Perrot
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Publié le 16/03/2008 à 12:00 par lechatnoirbohemien
dédiée à Eve
Sommeil
Un ciel chargé de gris,
le chat galopant,surpris,
l'ombre devient roi,
le petit être grimpe sur le toit,
un vent se lève,
les branches se soulèvent,
la musique opère,
une pluie battante tambourine,
les nuages naviguent,
le petit chat s'étire,
le sommeil repart s'évanouir,
un profond et doux silence attérit....
Anthony Perrot
Publié le 16/03/2008 à 12:00 par lechatnoirbohemien
( poème écrit à la fin d'un court d'histoire de l'art au lycée jean-monnet. Inspiré d'une chanson de Dylan et un peu à la manière de Dylan mais avec mes mots, attention gros pavé, peut-être inutile, mais j'ai rarement eu tant d'images en tête. )
Le long carillon de la folie
J'ai vu le dos d'une colline recouvert d'un tapis de lumière,
rencontré un homme dont le coeur sonnait le carillon au bord d'une falaise ,
porté l'amour comme un bagage jusqu'aux contrées des horizons,
allumé un feu dont les braises se dispersaient comme une série de rêves furibonds,
vu les douleurs comme des étincelles embraser les coeurs les plus enfouis,
ouvert mes yeux de hangar aux frontières de la mélancolie,
soufflé ma tristesse comme le vent éparpillant des souvenirs,
couru après l'ombre du destin quand les mains du diable me débusquaient,
traversé le désert en mon coeur avec plus d'un sourire à espérer,
compté toutes les erreurs comme chaque grain de sable dans une solitude éternelle,
entendu une cancatrice faire déborder d'émotion des prisonniers de la guerre,
excusé l'habile menteur au long manteau d'hypocrisie,
entendu parler d'une danseuse de farandole hypnotiser des hommes sans vie,
ferré les chaussures d'un nomade parcourant l'humanité sur ses idéaux,
soutenu un poète au précipice du doute lors d'un nuit sans forme,
accouru au chevet d'un mourant dont le coeur si bon s'effritait comme une feuille morte,
aidé une femme à enduire son coeur d'espoir alors qu'un juge peignait son existence d'erreurs,
abrité sous mon toit des badauds aux lèvres retroussées et aux yeux de candeur,
observé l'envol d'un soupir de détresse et fondu sous le soleil de la jalousie,
repeint les murs d'un détenu dont les écrits s'étouffaient sous les barreaux de l'injustice,
attrapé à des heures perdues, par le regard, la beauté d'un papillon nommé Phénix,
suivi une joyeuse troupe de flaneurs chantant un millier d'histoires bibliques,
attiré sur moi plus d'un marchand de vérités et soupesé leur étroitesse d'esprit,
joué de la guitare aux pieds d'une courtisane me menaçant par le chantage de la mort,
fait volte-face à la fourberie du roi des saltimbanques entouré de ses apôtres,
dévié un train dont les passagers étaient attachés aux carcans de la frénésie sarcastique,
aimé d'un coeur au poids de la grâce jusqu'au confin du désir,
attelé mes larmes au sommet d'un arbre à souhait dans le désert de Syrie,
suspendu mes lèvres comme une flèche tendue à la porte de mon amour, ma muse secrète,
libéré des morts sous les décombres de l'oublie et gravé leurs noms dans l'éternel,
assis un enfant dont les mains étaient salies par le mépris d'un adulte,
sourit à l'imposteur animé d'un millier de visages chantant et se repentir de n'être qu'une ombre,
et j'ai chercher l'amour au coeur d'un forêt sombre de mélancolie,
j'ai été à la rencontre de poètes aux doigts de soie et aux yeux pleins de folie,
j'ai marché sur des milliers de kilomètres de pensées acides,
j'ai marché sur des épines dans mon coeur et grimpé l'amour en pleurant,
repeint le visage de la réalité avec les couleurs d'un été chez un vieux marchand Yiddish,
attaché mon coeur au bout d'une route et suis parti avec les yeux avachis,
sans plus jamais me retourner en entendant au loin le long carillon de la folie . . .
A.p
Publié le 16/03/2008 à 12:00 par lechatnoirbohemien
Encore une tasse de café
Le jour se confond avec la nuit,
l'amour avec la folie,
le quartier dort et l'ombre du feuillage danse,
le temps est devenu or tandis que mon coeur se balance,
et les nuages enlacent le ciel rougissant et où l'horizon paraît ne plus se finir,
je prends encore une tasse de café,
pareil à l'oiseau au fond d'une cage, mon âme chante ses plaintes, aussi nue que la nuit,
mes souvenirs naviguent en quête d'une terre promise,
et l'homme sur terre creuse ses pensées dans la dure roche du souvenir,
l'orage a grondé, les voix se sont abreuvées et les bombes ont éclatées,
alors je ne parle plus, je marche, Mr Zim regardant maintenant l'éternité,
je prends encore une tasse de café,
autrefois le poète marchait sur les toits tout comme ses pensées vagabondes le soir,
j'aimerais tant vivre aux douces lueurs des nuits avec une poignée d'amour à faire échouer,
lancer mes regards au-delà des ponts et des rivières chantant le blues sans pleurer,
maintenant, le poète m'échappe, si frêle comme cette plume au bord de la gouttière,
je prends encore une tasse de café,
au son du violon et du son profond, la passion se confond à travers l'éclair du désir,
je ne peux oublier et tourner les talons derrière ces sourires au charme de bohème,
ni remontrer mes seaux de pleurs au puits de l'oubli alors qu'un oiseau se débat dans ma tête,
et ni passer des nuits à la lueur du doute alors que j'ignore encore la vérité,
encore une tasse de café . . .
A.P
Publié le 16/03/2008 à 12:00 par lechatnoirbohemien
( un vieux poème d'amour, par moi, vierge de toujours , jamais efleuré de mains de filles d'horizons rouge, il y à maintenant plus d'un ans et demi que mon coeur ne tambourine plus pour ce nom maintenant à jamais disparu...)
La caravane d'amour
( était pour Anne-Laure )
Raison de la lune,
danseuse chatoyante, si pure,
le reflet de son âme se pavanne parmi les étoiles,
morceau de coeur, si rare,
morceau de coeur, qui ne se fane pas,
Anne, l'or recouvre ta peau,
Anne, l'or c'est ton prochain sort,
j'entend au loin un chant Tsigane,
celui d'Esma Redzepova,
sa voix recouvre les lois,
sa danse caresse, séduits les innocents,
le ciel d'Azur met en joie les enfants,
la caravane traverse le temps,
la caravane traverse le bel Orient,
le bleu-russe miaule dans un rêve,
le soleil couchant radoucit le cortège,
c'est la longue marche de Bohême,
je t'y vois, de dos avec ta chevelure vivante et lancinante,
je sais où mon coeur se balance,
Oh! verst toi! bohémienne de toute les espérances . . .
A.P
Publié le 16/03/2008 à 12:00 par lechatnoirbohemien
Mots d'un mur,
Les éclats d'inamertume . . .
Anonyme
Publié le 16/03/2008 à 12:00 par lechatnoirbohemien
Les murs bien que dur,
te regarde, t'épient mais te guide quand le coeur n'y est pas,
alors marche et tait toi !
A.P
Publié le 16/03/2008 à 12:00 par lechatnoirbohemien
Ecumes du trottoir,
rivière fait d'homme et de femmes,
sans un salut, où se croise mon petit coeur trop ému,
alors j'accoste et sèche mes larmes de ce lit trop étroit
où se cotoient un monde dur et froid !
A.P
Publié le 16/03/2008 à 12:00 par lechatnoirbohemien
Danger,
en chaque recoins,
ta cervelle,
jamais loin d'être polluée.
A.P
Publié le 16/03/2008 à 12:00 par lechatnoirbohemien
Cave à bière dans un jardin de lumière
où dansait jadis des clochards d'hier.
A.P